De Cairns à Thursday Island

Margaret et Régine sont rentrées à Villedieu . Nous remontons par étapes de 50 à 60 miles vers le Cap York, probablement une des dernières régions vierges de la planète. La navigation dans cet immense lagon avec un vent bien établi SSE est un vrai régal. Le Parasailor est de sortie tous les jours. Première étape à Cooktown  (c’est ici que le capitaine Cook a fait réparer  son bateau l’Endeavour après s’être échoué sur un récif en 1770) : petit bourg du bout du monde dont la principale activité est la pêche pratiquée depuis la jetée. Puis étapes dans les îles  désertes de Morice et Flinders. Sur la cote nous ferons un stop à Portland Road et Margaret Bay (une obligation !!!) avant de remonter l’Escape River sur 3 kilomètres en espérant voir des crocodiles. Notre seule rencontre sera un “ Indiana Jones “ local , éleveur de perles qui viendra nous mettre en garde contre ces gentilles bestioles très nombreuses dans cette rivière et qui sont capables de sauter jusqu’à 3 m de haut. Un catamaran japonais vient mouiller derrière nous et nous invite à un “vrai repas japonais“. Le lendemain avec les courants favorables nous traversons l’Albany Channel  pour passer le Cap York et rentrer dans le détroit de Torres entre la Papouasie Nouvelle Guinée et l’Australie. Stop à Thursday Island avant le départ pour Darwin le 23 août.

Tanna ! Une émotion !

On a perdu ……de peu ! Disons qu’on a été “gentle(sailor)men” ! Après 48h de navigation, Serendipity est arrivé……. 6 miles devant nous.  Nous sommes rentrés dans la magnifique baie de Port Résolution le 11 juillet vers 16h devant Beatoo  (0,250 miles) et Wind Dancer, après une course serrée qui nous a tous beaucoup amusés. Dès notre arrivée, invitation de Phil et Andrea sur le catamaran Anasthasia pour un apéro … un de plus … regroupant, dans l’euphorie, tous les équipages présents. Après les formalités faites sur place grâce au “yacht club“ et Werry, c’est la découverte du village  d’Ireupuow et d’une population qui nous accueille avec une générosité et une simplicité émouvantes, nous faisant partager leurs habitations et leur mode de vie. Ils nous reçoivent avec sourire et gentillesse, timidité et pudeur, et nous sommes tous profondément touchés par la noblesse de leurs qualités humaines, leur dignité dans la pauvreté  et la bienveillance de leur accueil. A aucun moment on ne ressent cette sensation habituelle de “voyeurisme“ ou d’indélicatesse, tant ce peuple est authentique et vrai. Ce sont les derniers jours de l’école avant les vacances et les enfants chantent pour nous accueillir. Le soir c’est David et sa famille qui nous reçoivent dans leur “petit restaurant “ aménagé en bord de plage. Le lendemain, comme le veut la coutume, après les danses de “Bienvenue“ ce sont les échanges de cadeaux entre les habitants d’Ireupuow et les équipages, suivis d’une soirée organisée et préparée par le village. Ce fut aussi l’occasion de dire au revoir aux deux bateaux qui quittent le rallye : Serendipity et Glamorous Galah qui rejoignent la Nouvelle Calédonie et l’Australie. L’ascension du volcan Yasur, toujours en activité, en 4X4 et à pied, restera un autre moment inoubliable. Nous repartons le 13 juillet, conquis par le charme et l’hospitalité sans borne des habitants de Tanna, pour faire route vers l’île d’Efate et Port Vila, la capitale du Vanuatu.

La vie à Tonga !

Tonga est un archipel de 171  îles avec 4 îles principales habitées et quelques habitations précaires réparties sur certaines autres. Tonga est une des dernières monarchies absolues au monde, et vit sous un régime féodal : le roi alloue 2 terrains par famille : l’un pour habiter, l’autre pour cultiver. Il est possible de louer un terrain pour une durée de 50 ans maximum mais il n’est pas possible d’y être propriétaire. C’est probablement la raison pour laquelle le tourisme hôtelier ne s’est absolument pas développé, avec pour bénéfice une côte extrêmement protégée et préservée des infrastructures de masse ! Seuls quelques resorts, guesthouses et restaurants se sont installés, en proposant des prestations multiples cumulées : bar, pain, café en vrac, coiffeur (dans la salle de restaurant), internet, tee-shirts, artisanat, lessive et laundry dans un seul et même lieu.

La population est extrêmement gentille, pacifique et accueillante ; les hommes portent élégamment la jupe noire, couverte d’un pagne, coutume locale respectée.

Nous sommes restés dans la partie nord de l’archipel, jetant l’ancre dans les plus beaux mouillages, pour rester à l’abri d’une dépression importante annoncée dans le sud, avec vents violents et menace de tempête tropicale. Notre choix s’est révélé être le bon : nous n’avons rien vu venir du mauvais temps qui menaçait et avons été bercés sous un ciel délicieux alternant soleil, vent et nuages, avec une température idéale.

Les autres équipages ayant majoritairement choisi la même option et nous avons passé quelques soirées mémorables, à partager nos aventures, nos expériences, nos options de vie…et nos bouteilles de vin…. :)

Soirée inoubliable aussi dans un restaurant isolé sur une île déserte,  qui nous a ouvert ses portes pour une soirée tapas. Le propriétaire, un vieil ermite ravagé par la mer, les vents et… ?… nous a gratifiés d’un concert de guitare exceptionnel de musique espagnole et brésilienne pour le moins inattendu dans un lieu aussi isolé et insolite.

Samedi, départ pour les îles Fidji : 4 jours de mer avec un vent de 25 nœuds annoncé.

See you in Fidji !

 

Papeete

Christopher et Clémence sont arrivés de New York et équipent Hervé de tous les supports techniques pour les prises de vues sous marines, qui vont être rapidement utilisés au cours d’un très beau  “snorkelling“ à Moorea avec de multiples raies tigrées. Malheureusement la “GOPRO“ ne survivra pas à sa première recharge. Christopher s’engage à nous fournir notre carpaccio de thon quotidien, nous en restons pour le moment aux boites de thon et aux belles salades préparées par Margaret. Retour sur Papeete pour le rendez vous de l’ARC : les 30 bateaux sont présents dans le port pour les résultats et la remise des prix de la troisième étapes Galapagos Marquises :  Ruby va recevoir le prix du bateau le mieux placé avec un équipage réduit (2 personnes) devant Bronwin (2 personnes) Pour le 25 avril,  Tpunch sur Ruby avec les citrons verts de Uapou.

Moorea

Après quelques beaux mouillages à Moorea, en particulier dans la baie de Nuaret, Ruby est arrivé à Papeete le 18 avril pour une sortie de l’eau le 19. Toutes les réparations ont pu être faites, et nous avons retrouvé dans le port situé en  centre ville quatre  bateaux de l’ARC : Glamorous Galah (Australie), Mr Blues (Suisse), Beatoo (Espagne),et Eva Louise (Australie). Une fête était organisée sur Eva Louise pour le départ de Alison et David qui quittent le bateau Trompetta. Plongée rapide dans la langue de Shakespeare pour Régine et Margaret. Régine quitte Ruby pour Villedieu le 20 avril au lever du jour  et nous attendons Christopher et Clémence dimanche matin.

Ua Pou

Accompagnés par les dauphins nous faisons route vers Ua Pou , une des plus grandes îles de l’archipel et probablement l’une des plus peuplées. Relief particulièrement accidenté, avec des pics basaltiques dont le mont Oave qui culmine à 1203 m. Arrivée vers 17h à Hakahau, nous prenons contact avec Jérôme et Elisa de la pension Pukuee. Un punch au gingembre et nous acceptons pour le lendemain un trek jusqu’à la vallée de Hakahetau (5h). Juste avant de partir nous rencontrons Jules sur le port, qui nous promet pour notre retour des citrons verts, des pamplemousses, des avocats et des bananes. Picnic dans la montagne, baignade dans une cascade et nous arrivons chez Pierrot, le “snack “ d’Hakahetau. Retour en 4X4 à Hakahau pour déguster une langouste préparée par Lisa, sans oublier Jules qui nous attend avec 30kg de citrons verts, 10kg de pamplemousses, 2 régimes de bananes et une dizaine d’avocats à charger sur le bateau.

Tahuata

Après quelques jours passés à  Atuona, village principal de l’île de Hiva Oa et un magnifique spectacle de danse  présenté par la troupe  de Hiva Oa, nous nous dirigeons vers l’île voisine de Tahuata où un des danseurs nous a conseillé de visiter le village de Hapatoni. (Les danses Marquisiennes sont essentiellement faites par les hommes, de véritables guerriers et se rapprochent fortement du “Haka“ que les amateurs de rugby connaissent bien). Si les plages du nord attirent beaucoup de bateaux, nous sommes seuls à Hapatoni. Existe-t-il un endroit où l’on peut manger quelque chose ce soir? Il faut demander à Liliane …….  et le soir nous débarquons avec nos frontales car nous sommes invités chez Kalino et Marie Annick pour diner (au menu poisson cru et poulet sauvage que Kalino à chassé dans l’après midi quand il a appris notre venue).Diner chez Kalino et Marie Annick

Pour Pierre

Bien entendu nous avons retrouvé pour un apéro Dominique et Patrick avec qui nous avons déjà navigué aux Sanblas l’année dernière. La Mandragore n’était pas loin et soignait ses bobos. Ils ont une très amicale pensées pour ceux qui ont participé à ce trip que nous qualifierons de difficile . L’aéroport d’El Porvenir est fermé car on refait la piste pour permettre une augmentation de capacité des avions. Ce ne sera plus la même chose …………

Ruby quitte les Sanblas

Après 4 jours passés aux Sanblas nous quittons ces centaines de petites
iles après un « Potluck » et un briefing skippers organisé avec tous les
bateaux sur l’ile de Chichimie. Dans la soirée nous avons eu la surprise de
voir débarquer sur le Ruby l’équipage américain de Saphyre avec parmi eux Jery, un spécialiste du Parasailor. Ils venaient pour évaluer les dégâts et accessoirement boire un « petit Pastis ». Margaret a sorti pain, paté,
cornichons et la visite s’est un peu prolongée. Nous faisons route vers
l’entrée du canal avec un stop à mi-chemin pour réparer les voiles.