Après une belle navigation, l’île Maurice

Depuis 3 jours nous avons Brownwin 4 miles derrière nous ….. “ A race between the two Amels“ dira Paul de l’ARC. Ne pouvant plus utiliser le Parasailor, Ruby va sortir toutes ses voiles pour arriver à Port Louis dimanche 14 octobre dans l’après midi devant Brownwin qu’il faudra remorquer passé la ligne d’arrivée (moteur cassé). Magnifique accueil des équipages déjà présents, de Paul et Suzanna (ARC) avec une corbeille de fruits et un verre de Rhum et de Margaret qui est arrivée dans l’île depuis plusieurs jours. Ludmilla, Gabrielle, Marc et Régine vont aussi rejoindre Ruby qui va profiter de cette halte pour sortir de l’eau et se refaire une belle “Sous marine“. Le Parasailor ne pourra malheureusement pas être réparé avant Cap Town. Il fait un temps superbe, le cyclone annoncé ayant fait sa route au nord de l’océan indien. Nous quittons l’île Maurice le 26 octobre pour la Réunion.

L’Indien

Nous avons quitté Cocos depuis 5 jours et avons enfin fait connaissance avec « l’Indien »! Après un premier jour et une première nuit tranquilles, « l’Indien » s’est réveillé vers 9H00 du 2ème jour. Le réveil a été brutal puisque nous n’avons pas eu le temps d’amener le parasailor avant la montée du vent. Résultat, quelques déchirures et un affalement très sportif sous 25 noeuds. Ensuite nous avons connu le ciel gris, la pluie et un vent de 25 noeuds qui s’est transformé en 30/35 noeuds! La mer a changé et nous avons alors vraiment connu « l’indien »! Creux de 6m, déferlantes, 3 ris sur chacune des voiles, on file à 9/10 nœuds aidés par 1 noeud de courant. Parfois une vague un peu plus grosse vient frapper la coque et passe par dessus l’avant, le cockpit et l’arrière. Bien protégés par la capote, nous restons secs et en maillots de bain! Très impressionnant. Le bateau est fait pour ce temps et se comporte super bien. D’ailleurs les 2 AMEL 54 de ce rallye se retrouvent côte à côte et dans le groupe de tête. Depuis hier le soleil est revenu et le spectacle est magnifique, indescriptible… Nous avons parcouru 1000 miles des 2300 miles qui séparent l’ile Maurice de Cocos, plus de 200 miles par jour de 24H depuis 3 jours, et espérons arriver à l’Ile Maurice dans une semaine si le vent le veut.

De Bali à Cocos island

Après le remorquage de Brownwin pour qu’il puisse prendre le départ  de l’étape (moteur cassé !) nous  quittons Bali et faisons route vers Christmas Island avec un vent sud est entre 10 et 13 nds. Arrivée dans la soirée du 20 à Flying Fish Cove. Un parc national de 600 hectares a été créé en 1989 à Christmas Island pour protéger une espèce rare de crabe rouge qui vit à l’intérieur des forêts et vient se reproduire sur le rivage à la saison des pluies. Pendant cette migration certaines routes de l’île sont interdites à la circulation. Mais Christmas island est aussi l’un des principaux points de passage des réfugiés en provenance d’Irak , d’Afghanistan ou du Sri Lanka et transitant par l’Indonésie . Elle abrite le plus grand centre de rétention australien destiné à regrouper les migrants (3000 personnes environ). Nous avons assisté à l’arraisonnement d’un “boat people“ par la marine australienne qui une fois les migrants récupérés va couler le bateau au large. Le 22 septembre nous repartons pour Cocos Island avec un vent sud sudest bien établi de 18 20 nds. Belle navigation sous Parasailor qu’il nous faudra malheureusement interrompre à 100 miles de l’arrivée car la pièce permettant d’en fixer le point d’amure à l’avant du bateau donne de sérieux signes de faiblesse . Nous arrivons dans le lagon des îles Cocos le 26 septembre au petit matin avec un très beau mouillage devant l’île inhabitée de Direction Island. Après quelques jours de repos c’est le départ le 2 octobre vers l’île Maurice (2300 miles).

De Cairns à Thursday Island

Margaret et Régine sont rentrées à Villedieu . Nous remontons par étapes de 50 à 60 miles vers le Cap York, probablement une des dernières régions vierges de la planète. La navigation dans cet immense lagon avec un vent bien établi SSE est un vrai régal. Le Parasailor est de sortie tous les jours. Première étape à Cooktown  (c’est ici que le capitaine Cook a fait réparer  son bateau l’Endeavour après s’être échoué sur un récif en 1770) : petit bourg du bout du monde dont la principale activité est la pêche pratiquée depuis la jetée. Puis étapes dans les îles  désertes de Morice et Flinders. Sur la cote nous ferons un stop à Portland Road et Margaret Bay (une obligation !!!) avant de remonter l’Escape River sur 3 kilomètres en espérant voir des crocodiles. Notre seule rencontre sera un “ Indiana Jones “ local , éleveur de perles qui viendra nous mettre en garde contre ces gentilles bestioles très nombreuses dans cette rivière et qui sont capables de sauter jusqu’à 3 m de haut. Un catamaran japonais vient mouiller derrière nous et nous invite à un “vrai repas japonais“. Le lendemain avec les courants favorables nous traversons l’Albany Channel  pour passer le Cap York et rentrer dans le détroit de Torres entre la Papouasie Nouvelle Guinée et l’Australie. Stop à Thursday Island avant le départ pour Darwin le 23 août.

Traversée vers Rangiroa

Belle navigation sous Parasailor les pemières 24h, puis “pétole“ pour terminer sous des orages,  du  vent de face et de la mer qui ne nous lâcheront pas jusqu’à notre arrivée à Rangiroa et surprise, un thon qui a été séduit par un nouvel appât. Pour Mr Perinot : tes appâts newyorkais n’ont pas beaucoup de succès dans le pacifique, ce qui nous a amené à te faire des infidélités !!.

Les Marquises c’est loin !!

Première semaine sans trop de problèmes, rythmée par les quarts et les
changements de voiles, avec une option intermédiaire ouest sud-ouest compte
tenu de l’incertitude des prévisions à moyen et long terme. Bien entendu
comme toujours quelques défaillances mécaniques qui nous occupent
aussi. L’apéro au « sunset » reste un moment privilégié. Les prévisions météo
du jour pour la fin du parcours s’annoncent difficiles : pas beaucoup de
vent, ce qui risque de retarder notre premier resto… Enfin on bichonne
notre Parasailor car il nous aide bien. Il reste 1300 miles!

Galapagos Marquises

Parmi les derniers à franchir la « Start line » des Galapagos car nous avions décidé de partir avec le Parasailor et le spi d’artimon. Beaucoup de choses à faire, équipage réduit et surtout le pilote auto n’était pas trop d’accord pour se retrouver seul au milieu des 30 bateaux. Le soir, plus de vent, on a donc tout affalé et déclaré quelques heures moteur. Le lendemain, cap au sud-ouest sous génois et grand voile pour trouver du vent. Mercredi au petit matin 4 bateaux dans un rayon de 2 miles, c’est fun après trois jour de mer, quelques échanges en VHF, et vers 12h nous prenons le « grand virage » cap au 260 pour les Marquises. Parasailor et spi d’artimon sont mis en place avec quelques difficultés mais pas de photos car la presse n’était pas présente !! Les alizés sont là:18nds de vent Sud/Sud est. Tout va bien à bord. A l’heure où nous écrivons ces lignes il nous reste 2240
Miles à parcourir avec un ETA iles Marquises prévu le 19 mars au matin si les alizés nous restent fidèles…

Parasailor suite

John le skipper de “Saphyre“ bateau américain,  à bord de “Ruby“ avec son crew et surtout Jery le spécialiste du Parasailor pour le sortir de son sac et faire un diagnostic : moyennement grave, sauvable !!!. Le Parasailor a été déposé chez Roman. ( un jeune allemand installé au Panama depuis plusieurs années et qui ne fonctionne pas comme la majorité des artisans locaux c’est à dire manana!, manana!  Après 4 jours de soins intensifs nous l’avons récupéré aujourd’hui ….le capitaine est heureux et après avoir tout étalé sur une grande pelouse nous avons pu à nouveau tout ranger dans le sac en attendant le jour J……….

Ruby quitte les Sanblas

Après 4 jours passés aux Sanblas nous quittons ces centaines de petites
iles après un « Potluck » et un briefing skippers organisé avec tous les
bateaux sur l’ile de Chichimie. Dans la soirée nous avons eu la surprise de
voir débarquer sur le Ruby l’équipage américain de Saphyre avec parmi eux Jery, un spécialiste du Parasailor. Ils venaient pour évaluer les dégâts et accessoirement boire un « petit Pastis ». Margaret a sorti pain, paté,
cornichons et la visite s’est un peu prolongée. Nous faisons route vers
l’entrée du canal avec un stop à mi-chemin pour réparer les voiles.