Richards’Bay

Superbe accueil du Zoulou Yacht Club de Richards’ Bay avec une bouteille de crémant pour chaque bateau que les équipages vont partager sur les pontons. Le temps de visiter le Hluhluwe Imfolozi Park à la rencontre des rhinocéros, girafes, éléphants et autres impalas, et il nous faut préparer notre passage vers Cap Town. Trois paramètres caractérisent ce trajet de 800 miles jusqu’à l’extrémité du continent africain : le manque d’abris  ou de ports sur une grande partie du trajet, le courant des Aiguilles (Agulhas current) de 3 à 6 nœuds  le long de la côte vers le sud et la succession rapide de  coups de vents de sud ouest  remontant vers le nord, capables de rendre la mer difficilement navigable qui vont rythmer notre progression. Nous  quittons Richards Bay pour Durban le 15 novembre. (80 miles) une première fenêtre météo étant favorable.

L’Indien

Nous avons quitté Cocos depuis 5 jours et avons enfin fait connaissance avec « l’Indien »! Après un premier jour et une première nuit tranquilles, « l’Indien » s’est réveillé vers 9H00 du 2ème jour. Le réveil a été brutal puisque nous n’avons pas eu le temps d’amener le parasailor avant la montée du vent. Résultat, quelques déchirures et un affalement très sportif sous 25 noeuds. Ensuite nous avons connu le ciel gris, la pluie et un vent de 25 noeuds qui s’est transformé en 30/35 noeuds! La mer a changé et nous avons alors vraiment connu « l’indien »! Creux de 6m, déferlantes, 3 ris sur chacune des voiles, on file à 9/10 nœuds aidés par 1 noeud de courant. Parfois une vague un peu plus grosse vient frapper la coque et passe par dessus l’avant, le cockpit et l’arrière. Bien protégés par la capote, nous restons secs et en maillots de bain! Très impressionnant. Le bateau est fait pour ce temps et se comporte super bien. D’ailleurs les 2 AMEL 54 de ce rallye se retrouvent côte à côte et dans le groupe de tête. Depuis hier le soleil est revenu et le spectacle est magnifique, indescriptible… Nous avons parcouru 1000 miles des 2300 miles qui séparent l’ile Maurice de Cocos, plus de 200 miles par jour de 24H depuis 3 jours, et espérons arriver à l’Ile Maurice dans une semaine si le vent le veut.

De Port Vila à MacKay en Australie

Après un stop de quelques jours à Port Vila c’est le départ le 19juillet pour l’Australie et la barrière de corail (1200miles). La traversée va être difficile pour tous les bateaux en raison d’une dépression située plus au sud : vents très irréguliers entre 5 et 33 nds avec une mer très agitée. Arrivée le 25 juillet à MacKay, 5è derrière Gunvor, Anasthasia , Windancer, et Working on the dream.

L’arrivée en territoire australien impose de se soumettre au passage des contrôles sanitaires et douaniers ; ceux-ci se révèlent être particulièrement sévères et pointilleux (plusieurs heures de fouille complète pour chaque bateau) avec obligation de jeter toutes les denrées périssables : beurre, œufs, fromage, viande, fruits et légumes. Triste gâchis mais le règlement est incontournable ! Heureusement que le vin n’est pas « périssable » !

Le contraste du temps est brutal : c’est l’hiver en Australie et la température a subitement chuté ( 5° la nuit et 15° le jour) : il faut ressortir les pulls, polaires, couettes …et même les chaussettes . On oublie le baignades : l’eau est à 18°, mais le soleil et le moral sont au rendez-vous !

Régine nous rejoint le 30 juillet chargée de cubis de rosé (Siouviette pour les connaisseurs !!) et de blanc villadéen, et surtout d’un gros jambon (merci Bernard) qui a échappé à la vigilance du flair des chiens douaniers de l’aéroport.

La grande barrière de corail s’étend sur 2000 km et est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle est composée de 3 entités : le côte continentale, le lagon et les îles, et le récif corallien plus au large (le Reef). La largeur du lagon entre la côte et le récif varie beaucoup du sud au nord : 150km à hauteur de MacKay au sud, 30km au niveau de Cairns au nord. Il est parsemé de 600 îles de toutes tailles coralliennes (cayes) et non coralliennes (anciennes collines détachées du continent) que nous allons visiter en remontant vers le nord et vers la chaleur qui n’est pas loin.

Niue

Après une traversée difficile compte tenu de la dépression annoncée sur le trajet, nous sommes arrivés sur la petite île de Niue le 23 vers 22h, en compagnie des 5 autres bateaux qui avaient pris l’option d’avancer leur départ. Une grand voile déchirée pour un bateau, un génois explosé pour un autre, mais tout le monde est content de se retrouver au yacht club de Niue, the“ Biggest little Yacht Club in the World“ accueilli par Keith pour un barbecue. Le lendemain ce sont les habitants qui vont cuisiner pour les équipages présents dans la baie et présenter un spectacle de danse. 1500 habitants vivent sur cette îles escarpée (falaises et peu de plages) située à 2500 Km au nord est de la Nouvelle Zélande, qui ne dispose d’aucune infrastructure portuaire. L’accès à terre est difficile, les dinghis devant être montés par une grue sur une petite jetée (un grutier par équipage !!!). Nous quittons Niue le 27 mai pour Vava’U dans l’archipel des îles Tonga : belle bataille pendant 36h entre Ruby et Serendipity qui passera la ligne d’arrivée avec une avance de 200m après de multiples virements de bord; digne d’une grande régate !!

Huahine

Huahine

Traversée de nuit de Papeete à Huahiné en vent arrière accompagnée de gros orages. La mer est très agitée, mais une fois la passe de Avapeihi passée on retrouve le calme du lagon. Mouillages au sud ouest permettant de très beaux snorkelling,  peu fréquentés, sur la barrière de corail. Ici on sort des sentiers battus, la cote est sauvage avec de beaux sites de plongées et de surf.  Malheureusement des problèmes techniques nous obligent à écourter la visite de cette île qui a su rester à l’abri du tourisme traditionnel : problèmes de pression d’air au niveau du moteur et surtout panne brutale du pilote auto.



Nous devons rejoindre Raiatera.

Les Marquises c’est loin !!

Première semaine sans trop de problèmes, rythmée par les quarts et les
changements de voiles, avec une option intermédiaire ouest sud-ouest compte
tenu de l’incertitude des prévisions à moyen et long terme. Bien entendu
comme toujours quelques défaillances mécaniques qui nous occupent
aussi. L’apéro au « sunset » reste un moment privilégié. Les prévisions météo
du jour pour la fin du parcours s’annoncent difficiles : pas beaucoup de
vent, ce qui risque de retarder notre premier resto… Enfin on bichonne
notre Parasailor car il nous aide bien. Il reste 1300 miles!

Ruby dans le pacifique sud

Ruby continue de bien se comporter et reste bien placé malgré le petit
temps et les gros orages. Malheureusement depuis cet aprés midi du 13
fevrier l’océan ressemble à une grande marre d’huile : pas un souffle
d’air, rien ne bouge y compris le bateau et nous avons été contraints de
mettre le moteur en espérant des heures meilleures.
Aujourd’hui 14 févier à 3h notre position est : O°OO,OOO N et 88°15,653 O.
Nous rentrons dans le Pacifique Sud à la voile avec une arrivée prévue aux
Galapagos vers 20h.

Direction les Galapagos

9 février à 12h (locale), départ de la deuxième étape vers les Galapagos. L’équipage de Ruby décide de jouer la prudence et prend le départ avec son gennaker car il est prévu 20 noeuds de vent assez rapidement et nous manquons d’entrainement avec notre Parasailor.
Rapidement les bateaux avec spinnaker prennent le large et nous nous retrouvons au milieu du peloton et toujours pas les 20 noeuds annoncés. La décision est prise de mettre en place tranquillement notre nouvelle voile réparée (180m2). Ruby accélère d’autant que le vent arrive en fin d’aprés midi. Nous gardons notre parasailor pour la nuit: elle sera
courte, très courte, mais nous allons parcourir 200 miles dans les premières 24 h et nous retrouver bien placés le lendemain. Malheureusement la météo s’annonce capricieuse pour les jours suivants : on craint la pétole !!
Aujourd’hui samedi 11 fevrier, mer trés calme, un petit vent nous pousse tranquillement vers les Galapagos où nous pensons arriver le 15 au matin: pourvu que ca dure! Seuls évènements marquants, une troupe d’une cinquantaine de dauphins jouant sans se préoccuper de Ruby et la pêche d’un petit thon qu’on avait oublié au bout de la ligne et qui gentiment a attendu qu’on s’occupe de lui.