Survol en hélico de la barrière de corail : un spectacle époustouflant, fabuleux,…« gorgeous !!!! ».

Au départ de l’ile Hayman nous entamons un survol vers le reef au cours duquel nous avons la chance de voir une vingtaine de baleines. Nous arrivons ensuite au-dessus de la barrière de corail qui enchante par ses eaux turquoises et ses contours de coraux colorés, dont un, très connu, en forme de cœur. Après un passage le long de Whithaven Beach, nous nous dirigeons vers Hill inlet et Hook island. A l’approche de l’île nous apercevons en bordure de côte, une baleine immobile en surface,….elle venait d’accoucher de son bébé, flottant sur son flanc. Grande émotion ! Sur le vol de retour, l’hélicoptère se pose sur un rocher au sommet de l’île Hook nous offrant un panorama à 360° : Bluffant !

Une  merveille que les photos traduiront mieux que n’importe quels mots !

De Mac Kay à Cairns

Petit à petit la température remonte et nous ressortons même les maillots, mais oublions la plongée ou le snorkling. Les paysages n’ont plus rien à voir avec la Polynésie. On se croirait même par moment,  au milieu de lacs Canadiens. Nous naviguons d’île en île dans l’archipel des Withsundays sans aller jusqu’au Reef qui reste très éloigné et surtout ne permet pas de mouillage de nuit en sécurité. L’eau a des couleurs magnifiques et très différentes  d’une île à l’autre. Pas de petits restos le soir car nous sommes dans un parc national. Pour découvrir la barrière de corail on décide de s’offrir un survol en hélicoptère. Puis route au nord pendant 24heures avec la traversée du Hinchinbrook channel et beau mouillage devant l’île Dunk  dont le Resort a été en partie détruit l’hiver dernier par un cyclone. La dernière étape avec un vent de 20nds favorable va nous amener sous Parasailor à l’île de Fitzoy, juste avant Cairns . Nous croisons baleines et dauphins : magique ! Les baignades sont, par contre, fortement déconseillées à cause de la présence de crocodiles qui sont arrivés en mer par les fleuves et se sont petit à petit habitués à l’eau salée.

See you in Thursday Island dans le detroit de Torres  dans 10 jours ………

De Port Vila à MacKay en Australie

Après un stop de quelques jours à Port Vila c’est le départ le 19juillet pour l’Australie et la barrière de corail (1200miles). La traversée va être difficile pour tous les bateaux en raison d’une dépression située plus au sud : vents très irréguliers entre 5 et 33 nds avec une mer très agitée. Arrivée le 25 juillet à MacKay, 5è derrière Gunvor, Anasthasia , Windancer, et Working on the dream.

L’arrivée en territoire australien impose de se soumettre au passage des contrôles sanitaires et douaniers ; ceux-ci se révèlent être particulièrement sévères et pointilleux (plusieurs heures de fouille complète pour chaque bateau) avec obligation de jeter toutes les denrées périssables : beurre, œufs, fromage, viande, fruits et légumes. Triste gâchis mais le règlement est incontournable ! Heureusement que le vin n’est pas « périssable » !

Le contraste du temps est brutal : c’est l’hiver en Australie et la température a subitement chuté ( 5° la nuit et 15° le jour) : il faut ressortir les pulls, polaires, couettes …et même les chaussettes . On oublie le baignades : l’eau est à 18°, mais le soleil et le moral sont au rendez-vous !

Régine nous rejoint le 30 juillet chargée de cubis de rosé (Siouviette pour les connaisseurs !!) et de blanc villadéen, et surtout d’un gros jambon (merci Bernard) qui a échappé à la vigilance du flair des chiens douaniers de l’aéroport.

La grande barrière de corail s’étend sur 2000 km et est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle est composée de 3 entités : le côte continentale, le lagon et les îles, et le récif corallien plus au large (le Reef). La largeur du lagon entre la côte et le récif varie beaucoup du sud au nord : 150km à hauteur de MacKay au sud, 30km au niveau de Cairns au nord. Il est parsemé de 600 îles de toutes tailles coralliennes (cayes) et non coralliennes (anciennes collines détachées du continent) que nous allons visiter en remontant vers le nord et vers la chaleur qui n’est pas loin.

Tanna ! Une émotion !

On a perdu ……de peu ! Disons qu’on a été “gentle(sailor)men” ! Après 48h de navigation, Serendipity est arrivé……. 6 miles devant nous.  Nous sommes rentrés dans la magnifique baie de Port Résolution le 11 juillet vers 16h devant Beatoo  (0,250 miles) et Wind Dancer, après une course serrée qui nous a tous beaucoup amusés. Dès notre arrivée, invitation de Phil et Andrea sur le catamaran Anasthasia pour un apéro … un de plus … regroupant, dans l’euphorie, tous les équipages présents. Après les formalités faites sur place grâce au “yacht club“ et Werry, c’est la découverte du village  d’Ireupuow et d’une population qui nous accueille avec une générosité et une simplicité émouvantes, nous faisant partager leurs habitations et leur mode de vie. Ils nous reçoivent avec sourire et gentillesse, timidité et pudeur, et nous sommes tous profondément touchés par la noblesse de leurs qualités humaines, leur dignité dans la pauvreté  et la bienveillance de leur accueil. A aucun moment on ne ressent cette sensation habituelle de “voyeurisme“ ou d’indélicatesse, tant ce peuple est authentique et vrai. Ce sont les derniers jours de l’école avant les vacances et les enfants chantent pour nous accueillir. Le soir c’est David et sa famille qui nous reçoivent dans leur “petit restaurant “ aménagé en bord de plage. Le lendemain, comme le veut la coutume, après les danses de “Bienvenue“ ce sont les échanges de cadeaux entre les habitants d’Ireupuow et les équipages, suivis d’une soirée organisée et préparée par le village. Ce fut aussi l’occasion de dire au revoir aux deux bateaux qui quittent le rallye : Serendipity et Glamorous Galah qui rejoignent la Nouvelle Calédonie et l’Australie. L’ascension du volcan Yasur, toujours en activité, en 4X4 et à pied, restera un autre moment inoubliable. Nous repartons le 13 juillet, conquis par le charme et l’hospitalité sans borne des habitants de Tanna, pour faire route vers l’île d’Efate et Port Vila, la capitale du Vanuatu.

Musket Cove et départ pour le Vanuatu

Charmante petite marina accessible uniquement à marée haute qui a permis le regroupement de l’ensemble de la flotte et de retrouver certains équipages que nous n’avions plus vus depuis plusieurs semaines, sans oublier un événement musical important : le concours de chant choral à bord de Ruby avec les équipages de Glamorous Galah, Serendipity et Mr Blues.  Le départ pour l’île de Tanna au Vanuatu donné entre les récifs avec un vent de 10 à 15 nds, a permis une belle navigation groupée pendant les premiers miles, grâce à un bon balisage des deux passes.  Petite info : un diner est en jeux dans cette étape entre Ruby et Serendipity ….. Rendez vous à Tanna !!

Fidji

Après une traversée prudente en ménageant les haubans, Ruby est arrivé aux îles Fidji et plus précisément à SavuSavu dans l’île de Vanua Levu. Nous y avons rencontré Curly, un americain installé sur son house boat depuis 20 ans qui organise des réunions hebdomadaires d’information sur la navigation dans cette zone, avec mise à disposition de cartes et de waypoints. Indispensable, car aucune des trois cartes numériques dont nous disposons ne correspond à la réalité (CMap, Navionics, MaxSea), et une grande prudence s’impose.

Nous n’y restons que 48h car un coup de vent de sud est, est annoncé. Après un stop dans l’île de Makogai, nous suivons la route nord de Curly pour arriver le 22 juin dans la marina de Port Denarau  (île de Viti Levu) où nous attend Bruce avec de nouveaux haubans. Bruce était il y a quelques années le spécialiste du gréement sur les bateaux Néo Zélandais de la coupe America. La révision a été complète et les réglages affinés.

Port Denarau est une marina très animée car c’est le point de départ de toutes les excursions dans les îles  Yasawa à l’ouest de Viti Levu . L’activité touristique y est intense à la différence de la Polynésie.

Nous quittons la marina le 28 juin pour quelques très beaux mouillages dans ces îles ou les « Resorts » cachés par la végétation sont à découvrir. Retour le 2 juillet pour terminer les différentes réparations. avant de gagner Musket Cove le 4 juillet, rendez vous pour tous les bateaux. Le départ pour le Vanuatu est prévu le 7 juillet.

“Bonne vacances“ à l’école Louise de Marillac (Limoges France)

Pendant les vacances Ruby continue son tour du monde . Il va quitter les îles Fiji le 7 juillet pour le Vanuatu, archipel dont les 83 îles sont presque toutes volcaniques. De nombreux volcans y sont toujours en activité. L’arrivée à Tanna est prévue le 11 juillet. Après quelques jours de repos il repartira le 19 juillet pour une longue traversée vers la barrière de corail en Australie ou son arrivée est prévue le 27 juillet à MacKay (près de Brisbane). Puis quelques semaines de navigation vers le nord dans la barrière de corail, le long de la cote du Queensland, avant d’arriver à Darwin dans le nord de l’Australie ou il vous donne rendez vous le 5 septembre.

La vie à Tonga !

Tonga est un archipel de 171  îles avec 4 îles principales habitées et quelques habitations précaires réparties sur certaines autres. Tonga est une des dernières monarchies absolues au monde, et vit sous un régime féodal : le roi alloue 2 terrains par famille : l’un pour habiter, l’autre pour cultiver. Il est possible de louer un terrain pour une durée de 50 ans maximum mais il n’est pas possible d’y être propriétaire. C’est probablement la raison pour laquelle le tourisme hôtelier ne s’est absolument pas développé, avec pour bénéfice une côte extrêmement protégée et préservée des infrastructures de masse ! Seuls quelques resorts, guesthouses et restaurants se sont installés, en proposant des prestations multiples cumulées : bar, pain, café en vrac, coiffeur (dans la salle de restaurant), internet, tee-shirts, artisanat, lessive et laundry dans un seul et même lieu.

La population est extrêmement gentille, pacifique et accueillante ; les hommes portent élégamment la jupe noire, couverte d’un pagne, coutume locale respectée.

Nous sommes restés dans la partie nord de l’archipel, jetant l’ancre dans les plus beaux mouillages, pour rester à l’abri d’une dépression importante annoncée dans le sud, avec vents violents et menace de tempête tropicale. Notre choix s’est révélé être le bon : nous n’avons rien vu venir du mauvais temps qui menaçait et avons été bercés sous un ciel délicieux alternant soleil, vent et nuages, avec une température idéale.

Les autres équipages ayant majoritairement choisi la même option et nous avons passé quelques soirées mémorables, à partager nos aventures, nos expériences, nos options de vie…et nos bouteilles de vin…. :)

Soirée inoubliable aussi dans un restaurant isolé sur une île déserte,  qui nous a ouvert ses portes pour une soirée tapas. Le propriétaire, un vieil ermite ravagé par la mer, les vents et… ?… nous a gratifiés d’un concert de guitare exceptionnel de musique espagnole et brésilienne pour le moins inattendu dans un lieu aussi isolé et insolite.

Samedi, départ pour les îles Fidji : 4 jours de mer avec un vent de 25 nœuds annoncé.

See you in Fidji !

 

Voir « mon gars » à TONGA by Régine

Après un voyage périlleux de plus de 50 h avec 6 vols successifs, me voilà enfin arrivée chez nos RU(G)BYmen de Tonga. Quelle aventure : il faut vraiment les aimer pour arriver jusqu’ici ! : fouilles à chaque passage de douane et de Rx, ruses pour dissimuler truffes, foies gras, saucissons, terrines, chorizo, magrets fumés, café et autres produits « de la terre » ( en plus des pièces de rechange pour le bateau, d’une machine à café Nespresso – excusez du peu- et d’une VHF…). Le sentiment complice d’une « trafiquante » et, à l’arrivée, la satisfaction gourmande d’ouvrir les sacs de « contrebande » et de réapprovisionner nos marins des produits dignes du marché noir (seuls les confits de canard et gésiers (recommandés par notre ami Guy, grand spécialiste du tour du monde) ont été repérés et confisqués…. J ! Il fallait bien leur laisser quelque chose…..aux chiens des douaniers. Bonheur renouvelé de retrouver l’équipage en pleine forme et délectation sublimée de partager « en life » leur(s) aventure(s) du bout du monde. L’atoll  est aussi sauvage que paradisiaque, et le privilège d’avoir pu survoler (en DC3, ….avion de la 2è guerre mondiale) toutes les îles en arrivant, fut une émotion à couper le souffle : « la mer vue du ciel » est, je crois, encore plus belle.

Pas le temps de souffler : dès le 1er jour, visite de l’île en buggys plus que spartiates et découverte, du haut des falaises, de la côte opposée inaccessible en voilier : grandiose !

Au programme : plongée, farniente et « ne rien faire !!! » …comme dit Hervé : « le plus dur c’est de s’habituer »… mais on prend vite le rythme !!!!

Pensée à tous ceux qui bossent ….je compatis !