De Bali à Cocos island

Après le remorquage de Brownwin pour qu’il puisse prendre le départ  de l’étape (moteur cassé !) nous  quittons Bali et faisons route vers Christmas Island avec un vent sud est entre 10 et 13 nds. Arrivée dans la soirée du 20 à Flying Fish Cove. Un parc national de 600 hectares a été créé en 1989 à Christmas Island pour protéger une espèce rare de crabe rouge qui vit à l’intérieur des forêts et vient se reproduire sur le rivage à la saison des pluies. Pendant cette migration certaines routes de l’île sont interdites à la circulation. Mais Christmas island est aussi l’un des principaux points de passage des réfugiés en provenance d’Irak , d’Afghanistan ou du Sri Lanka et transitant par l’Indonésie . Elle abrite le plus grand centre de rétention australien destiné à regrouper les migrants (3000 personnes environ). Nous avons assisté à l’arraisonnement d’un “boat people“ par la marine australienne qui une fois les migrants récupérés va couler le bateau au large. Le 22 septembre nous repartons pour Cocos Island avec un vent sud sudest bien établi de 18 20 nds. Belle navigation sous Parasailor qu’il nous faudra malheureusement interrompre à 100 miles de l’arrivée car la pièce permettant d’en fixer le point d’amure à l’avant du bateau donne de sérieux signes de faiblesse . Nous arrivons dans le lagon des îles Cocos le 26 septembre au petit matin avec un très beau mouillage devant l’île inhabitée de Direction Island. Après quelques jours de repos c’est le départ le 2 octobre vers l’île Maurice (2300 miles).

Bali

Départ de Darwin digne d’une grande régate grâce à un coup de vent non prévu, mais rapidement il a fallu se faire une raison et l’ensemble des bateaux a du se résigner à utiliser le moteur pour rejoindre Bali dans les délais. Dès notre arrivée nous retrouvons Fanny et Tanguy qui viennent de passer une semaine sac à dos dans la partie est de Bali, sans oublier un petit stop à Jimbaran et Ulu Watu. Ils ont amené les planches de surf et de body et nous partons au nord de Canggu sur un site que nous connaissons bien en face du Legon  pour 4 jours de rêve. Herve après un trip vers le volcan et le lac  Batur , visite Ubud, Kuta et Denpasar en scooter, et découvre  la circulation à Bali, un régal !!!!. Nous nous retrouvons le 15 septembre dans la marina pour préparer le bateau pour la traversée de l’océan indien et l’avitaillement au Carrefour local. Deux stops sont prévus : Christmas Island et Cocos Island avant l’arrivée à l’île Maurice vers le 15 octobre. Départ le lundi 17 septembre

Bilan de Ruby (AMEL 54) à mi chemin de son tour du monde (Darwin)

13000 miles parcourus en 240j (8 mois) dont environ
100 nuits en mer
100 nuits au mouillage
40 nuits en Marina
Consommations:
Moteur: 570 H soit 2000 L de gazoil et 1 impeller
Générateur: 800 H soit 1000 L de gazoil et 4 impellers
Dessalinisateur : 200 H soit 36000 l d’eau
5 vidanges huile des moteur et générateur.
filtres moteurs et Dessalinisateur…
Un changement de la pièce d’usure de l’arbre d’hélice.
Pannes:
Électronique: Remplacement de la girouette, du calculateur pilote auto, et de la VHF
Moteur: changement des freins arbre transmission moteur
Gréement: changement d’un étai grand mat suite rupture 2 torons
Voiles: réparation/couture Parasailor, gennaker, grand voile, trinquette et foc d’artimon.
Dessalinisateur: changement de 2 embouts des tubes, et remplacement de la pompe basse pression et clapet.
réfrigération: remplacement d’une pompe alimentation eau de mer.
Hervé

De Thursday Island à Darwin

De Thursday Island à Darwin

Etape « down the wind » avec un vent très irrégulier, ce que Ruby n’aime pas beaucoup !! Parasailor, génois sur tangon, tout sera essayé ….Arrivée à Darwin le lundi 20 vers 22h30, en troisième position. De toutes les métropoles australiennes Darwin semble être celle qui a le plus changé ces dernières années. Tournée vers le continent asiatique, les éleveurs y exportent la totalité de leurs cheptels , les mineurs uranium , métaux précieux et bauxite ce qui permet de voir circuler sur les routes d’énormes camions avec 4 à 5 remorques. Mais la nouvelle manne vient des réserves sous marines en hydrocarbures du détroit de Torres. La ville a toutefois gardé son charme de ville frontière. Les backpackers assurent l’animation et l’on rencontre dans les restaurants de nombreux étudiants français et européens qui viennent travailler quelques mois. Les environs à cette époque sont très secs. La baignade en mer ou en rivière est bien sur interdite compte tenu de la présence des crocodiles. Après une journée passée dans le parc national de Litchfield, nous leur avons rendu une petite visite sur la rivière  Adelaide . Nous quitterons notre marina mercredi matin pour Bali (1000 miles ).